La Fnac

Bienvenue dans cette merveilleuse entreprise



8 résultats trouvés pour Admin

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greve fnac paris 15 avril 2009 champs elysees - Sam 31 Oct - 21:46

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greve fnac paris 15 avril 2009 champs elysees - Sam 31 Oct - 21:44

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greve fnac paris 15 avril 2009 champs elysees - Sam 31 Oct - 21:42

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Admin

Chers Adhérents, chers clients - Sam 31 Oct - 21:37

La Fnac a bâti son succès en vous manifestant du respect. Tout d’abord, en vous proposant le choix le plus large possible dans les domaines de la culture et des nouvelles technologies. Un choix d’experts, et non pas de marques. Notre souci a toujours été de vous conseiller avec objectivité. Nos vendeurs n’ont jamais eu l’obligation de vous vendre n’importe quoi à n’importe quel prix : nous n’avons compté que sur nos qualités d’accueil, de choix, et de conseil, pour vous fidéliser. Et nous avons réussi, puisque la FNAC est devenue une enseigne leader dans son domaine, enregistrant années après années des bénéfices toujours plus importants. La FNAC est ainsi devenue une institution, s’offrant une place de choix dans le cœur des français.

Nos équipes ont toujours travaillé main dans la main pour vous offrir le meilleur service possible : pas de concurrence entre vendeurs, ni entre magasins. Votre satisfaction a toujours été notre priorité, notre but. Nous avons fait le choix de l’accomplir collectivement pour être sur de le mener à bien. Notre motivation a toujours été confortée par une rémunération collective à la mesure de nos compétences, et des conditions de travail intéressantes.

Depuis quelques années, on nous reproche notre manque de disponibilité, parfois notre défaut de qualité d’accueil : c’est vrai, nous ne sommes plus aussi bons qu’avant.
La raison en est simple : nos rémunérations et nos effectifs baissent à mesure que notre charge de travail augmente. Nous sommes dirigés par des gens qui ne songent qu' à rentabiliser à outrance pour mieux nous revendre. Une direction qui méprise tout idée de commerce honnête. Leur but n’est bel et bien plus de nous apporter mutuellement. Mais au contraire exploiter notre relation de confiance. Des pressions nous accablent, des têtes tombent injustement, car on nous demande de vous trahir, vous. Vous qui nous avez fait, vous qui nous avez amené au plus haut.

Depuis quelques temps, on nous oblige à vous mentir. Nous ne sommes plus aussi indépendants que nous en avons l’air. Nous sommes tenus de vous vendre une sélection de produits, nous sommes mis sous pression pour vous inciter à prendre des crédits à des taux exorbitants. Nous vous mentons au sujet de fausses promotions, de fausses bonnes affaires, où de « choix des vendeurs » qui ne sont que les choix des plus grosses marges arrières.
Aussi, nous ne sommes quasiment plus formés. Nous sommes mis sous pression et jugés sur nos performances de ventes d’assurances ou de crédits. C’est à qui arnaquera le mieux. La cible : vous.

Pourquoi ont-ils fait ce choix ? Pourquoi assassiner l’esprit FNAC ?
Parce que l’idée de commerce honnête est une abomination pour certains. Ce sont des gens qui n’ont du commerce qu’une conception détestable dénuée de confiance. La qualité, l’objectivité, la culture, l’intelligence : ce ne sont pas des concepts rentables sur lesquels il fait bon investir.
Il vaut mieux la naïveté, la tromperie, le mensonge, la nullité : ce sont des éléments qu’ils maîtrisent, des placement sûrs. Ils ne peuvent concevoir que l’on peut vendre sans tromper. Que l’on peut réussir sans tricher.
Hors nous n’avions jamais triché avec vous. Et c’est ce qui a fait notre succès.

De même, l’idée de voir un employé toucher plus que le smic leur est insupportable. Il fallait nous remettre à notre place. C’est maintenant chose faite, à mesure que nos rémunérations baissent. Aujourd’hui un salarié fnac vit difficilement. Dans les grandes villes, payer son loyer devient problématique. Alors, ne parlons même pas du reste. Nous n’avons même plus les moyens de connaître les produits que l’on vous vend. D’experts confirmés, nous sommes passés au statut de précaires aux connaissances limitées. Mais vous, vous nous faites toujours confiance, sans comprendre notre mal à l’aise, et notre attitude de fuite.

Aujourd’hui, nos dirigeants veulent profiter de notre image prestigieuse, tout en nous forçant à changer de l’intérieur.
Si nous sommes parfois distants, si nous manquons d’entrain, c’est à cause de cela. Vous nous voyez encore comme des gens indépendants, libres et considérés, hors nous sommes soumis, accablés et méprisés par nos dirigeants.

Nous allons maintenant être payés à la commission. Nous pouvons maintenant le dire officiellement : la FNAC n’est plus indépendante. Elle est une grande surface comme les autres. Sauf qu’elle continuera à se prendre pour quelque chose qu’elle ne sera plus. Elle continuera de vous attirer dans ce qui sera désormais un guet-apens.

Si nous avons décidé de faire grève, c’est pour cela. Pour nous protéger, pous défendre notre statut indépendant. Mais surtout pour vous. Car nous revendiquons notre droit à l'honnêteté envers ceux qui nous ont fait réussir : vous. Car nous refusons de brader les valeurs louables de la FNAC. Nous vous demandons de nous soutenir. Pour que la rentabilité sauvage n’ait pas raison de la qualité de choix et de conseil que vous êtes en droit d’attendre.

Aujourd’hui nous subissons des menaces, des chantages inadmissibles, dès que nous faisons preuve de réticences, ou lorsque nous évoquons l’idée de faire grève. Cette entreprise libertaire se révèle être prise d’assaut par des dirigeants sans scrupule qui mettent en œuvre une véritable "épuration éthique". Nous sommes une majorité à dénoncer cette situation, mais notre entreprise est gangrenée « par le haut ». Nos cadres ont peur, et exécutent les ordres. Une situation de terreur s'est instaurée parmi nous.

Nous ne voulons pas assister à la fin de l’une des plus belles entreprises de commerce française, dans une époque qui ne respecte plus ses consommateurs. Nous avons besoin de vous. Aidez nous à sauver la FNAC.

Admin

Ce qui a changé a la FNAC - Sam 31 Oct - 21:30

La FNAC a toujours cultivé sa différence, et son image d’agitateur, pour vendre. Et cela a très bien fonctionné, puisqu’elle est une des enseignes favorites des français. Un mélange rassurant de culture et de nouvelles technologies. La diversité, ainsi que la qualité de conseil et de service suffisent à faire vendre. Car les clients viennent, et reviennent. Ils adhèrent, et ont l’impression de faire partie d’un club d’achat pour personnes éclairées. Le succès est tel que la FNAC n’a plus besoin de faire de publicité, elle est devenue une véritable institution.

Dans son organisation interne, la FNAC était encore il y a quelques années, un modèle. Une rémunération collective qui met en valeur le professionnalisme de ses vendeurs. Des vendeurs qui sont payés pour vendre, et non pas qui vendent pour être payés.
Les employés FNAC jouissent alors d’un pouvoir d’achat intéressant, et de bonnes conditions de travail : comité d’entreprise, prime de vacances, treizième mois, intéressement, participation….
Aussi, ils bénéficient d’une certaine considération, d’une prise en compte de leurs compétences, de formations régulières, et d’un véritable pouvoir de décision sur les produits et la marche d’un rayon. A l’époque, on portait le gilet vert avec une certaine fierté. Rentrer en tant que collaborateur à la FNAC était synonyme de réussite.

Les changements des dernières années :

Centralisation, Marges arrières :
Tout d’abord, les vendeurs perdent de leur autonomie en donnant plus de pouvoir à la centrale d’achat, qui est maintenant seule décideuse du choix des produits. Les vendeurs n’ont plus la main. Au contraire, on leur instaure des plans de vente, produits bénéficiant de marges arrières supplémentaires, parfois baptisées « le choix des vendeurs fnac ». Ainsi la centrale pilote les marges, de manière opaque, et récupère donc facilement une plus grosse part. Plusieurs entités et filiales de PPR servent d'intermédiaires et récupèrent ainsi des points de marge.
C’est une manière de faire baisser les marges aux yeux de tout le monde, mais pas aux yeux du portefeuille des actionnaires. Ainsi la chute des marges n’a jamais eu lieu. Elles ont tout simplement été transférées "ailleurs".

Services, vente à crédits :
Les rayons produits techniques instaurent peu à peu l’ambiance du paiement à la guelte :
Stress, pressions, concurrence entre vendeurs. Pourtant sans les avantages, c’est à dire, une bonne commission. Les vendeurs se tirent la bourre, mais ne gagnent pas plus. Même la VMEI n’est qu’une illusion de commission.

Même chose au service clients, avec les cartes FNAC, et les crédits. On oblige maintenant les clients à ouvrir des cartes de crédits, et non plus des cartes de fidélité. En effet, les employés du service adhésion sont mis en concurrence, et parfois sous une pression insoutenable.
Les chantages qui s’accompagnent sont fréquents : chantage à l'embauche, pour un CDI, ou même pour obtenir un simple jour de congé. Il s’agit d’instaurer une ambiance de paiement à la guelte, pour mieux diviser les employés, mais sans la guelte.

Ainsi, peu à peu, et au fil des abandons de postes et licenciements le vendeur expert s’est transformé en vendeur stagiaire. Des équipes de produits techniques, sensées être pointues dans leur domaine, qui comportent cependant les caractéristiques d’un turn-over de mac donald. Les contrats précaires se suivent et se ressemblent… De moins en moins orientés produits, mais résolument assurances, crédits, cartes fnac. Les formations produits, disparaissent peu à peu…
Si tout doit changer à l’intérieur, rien ne doit paraître à l’extérieur. Car il s’agit de notre image de marque, celle qui attire nos clients. Nos vendeurs doivent rester aux yeux de nos clients agitateurs, experts, indépendants, cependant au service de produits plan de vente et de certaines marques…

C’est cette prise de conscience qui exprime le paradoxe du vendeur fnac. Vendeur expert mais vendeur stagiaire. Vendeur indépendant mais vendeur de plan de vente. Vendeur sous pression mais vendeur sans commission.
Un vendeur au statut incohérent, qui plus est en sous-effectif chronique.

Les clients, eux, ne sont pas au courant. Ils attendent toujours au tournant leur vendeur expert et objectif. Ils attendent aussi, et c’est normal, qu’on ait le sourire et que l’on soit proche de leurs attentes.
Aujourd’hui peu de vendeurs peuvent se targuer d’être toujours aussi assidus dans la connaissance de leurs produits. Déjà parce que ce ne sont plus leurs produits. Mais surtout parce qu’ils n’ont plus le temps ni la motivation. Car si la clientèle augmente, le nombre de vendeur a au contraire tendance à se réduire. Leurs compétences et taches, elles, augmentent toujours plus.
Pour couronner le tout, les augmentations de salaires disparaissent peu à peu. Elles atteignent aujourd’hui la nullité. Que dire de l’intéressement pas intéressant, qui a été divisé par 4 en 4 ans dans certains magasins. La participation chute aussi. Notre pouvoir d’achat a ainsi considérablement baissé et nos avantages qui faisaient notre spécificité, disparus.
Les perspectives d’évolution s'évanouissent ou s’adaptent aux esprits les plus conciliants.

En prenant en compte l’inflation et la hausse du coût de la vie, le salaire moyen du vendeur FNAC a fortement baissé, tandis que les bénéfices de la FNAC ont explosé.
Les pressions, elles, se multiplient. Les abandons de postes sont monnaie courante, dépressions, absentéisme… A la Fnac on ne sait plus gérer qu’au stress. Et ça ne fait que commencer. Car le travail de sape organisé par la direction a commencé par les syndicats, qui s’effritent voire disparaissent. On les dit inutiles, mais ils sont les seuls garants des respects de nos droits et libertés, face à des abus beaucoup plus dangereux.
Les salariés sont désinformés, et manipulés. Beaucoup de gens ne comprennent pas ces changements, et suivent la direction, car nous sommes habitués à leur faire confiance depuis longtemps. Mais aujourd’hui c’est un fait, les employés de la fnac sont totalement méprisés.

Les clients aussi. Ainsi depuis quelques années, les remises baissent, voire disparaissent… déjà au livre, mais aussi aux produits techniques, où de mystèrieuses "affaires de FNAC" se multiplient...
Ce sont des affaires qui n’ont d’affaires que le nom. C’est la direction qui choisit de « bloquer » ou non les remises sur tel ou tel produit, pour « protéger la rentabilité »… Pourtant, la fnac communique toujours autant sur les remises faites aux adhérents, qui déchargent leur colère sur des employés incapables d’expliquer le pourquoi du comment de ces "affaires". Car la direction n’explique rien. Peut-être trop occupée, la-bas, en arrière, avec les marges du même nom. Car les marges officielles fondent, voire passent en négatif, bloquant toute forme de visibilité et de remise.
De toute façon, les clients bronchent, mais reviennent. Ils ont une carte adhèrent, elle doit bien servir à quelque chose non ? Non.

Voila comment la fnac est en passe de réussir son pari : avoir le fonctionnement le plus économique possible, tout en gardant la meilleure image possible. Ou comment gagner le maximum avec le budget le plus ridicule possible. Et le budget, c’est nous. Nous sommes ridiculisés.

Admin

L'évolution est possible à la fnac ! - Sam 31 Oct - 21:27

Paul Dupuis a gravi tous les échelons pour devenir chef de projet et chef d’équipe à la Fnac. Sa proximité avec ses vendeurs déplaît. Il est licencié du jour au lendemain pour défaut de management.
Premier emploi à la FNAC en 1994

Il était photographe indépendant lorsqu’il accepte un boulot à la Fnac comme vendeur photo en temps partiel. « Mon responsable est parti à la Fnac des Ternes, il m’a proposé une embauche en CDI », se souvient Paul Dupuis (le nom et le prénom ont été modifiés). C’est ainsi qu’en 1994, il devient vendeur photo et accessoires.


Responsable d'une équipe de 20 personnes
Très vite, il grimpe les échelons : vendeur qualifié, responsable d’équipe. Lorsque la Fnac Saint-Lazare s’ouvre, il est embauché comme responsable de toute la partie consommable audio-vidéo. « Le conseil client m’intéressait. Etre attentif à sa demande. Parallèlement, j’aidais les vendeurs à devenir autonomes ». Il postule en interne et assume la responsabilité de trois secteurs, avec une équipe de 20 personnes. Il passe cadre quelques temps plus tard. « Là, je vois apparaître la notion de chiffre d’affaires, d’objectifs à atteindre ».


Chef de projet
Mais il s’en sort, toujours motivé, soucieux de la bonne cohésion dans son équipe. Il entend parler du projet d’une application de gestion de l’activité des travaux photos. « On m’a proposé un poste de chef de projet au siège de l’entreprise. Il fallait construire un logiciel, moi j’étais là pour définir les besoins ».


Responsable du service après-vente
Durant un an et demi, il effectue cette mission sur deux magasins pilotes. Paul crée les modules de formation sur toute la France. « C’était beaucoup de travail, mais la partie création, nouveauté m’attirait ». Le projet prend forme, il recrute des formateurs. Le directeur du magasin du Forum des Halles – le plus grand de France – lui offre le poste de responsable de département et lui demande de faire partie du comité de direction du magasin. « Là, je suis responsable du département service après vente, avec une équipe de 20 personnes ». Il faut motiver l’équipe, un challenge que Paul adore relever. « J’aime être sur des projets, les initier, et bouger ».


Responsable du rayon mobilité
C’est ainsi qu’on lui propose un poste de responsable de rayon mobilité (téléphonie, photos, vidéo, MP3) à la Fnac Digitale Odéon. « J’arrive dans un magasin en difficultés de résultats », se souvient-il.

La tension monte
Au même moment, en 2006, le siège lance les forfaits Fnac mobile avec Orange. « Un gros challenge, car depuis toujours, la Fnac est en décalage sur la téléphonie ». La pression est énorme. « Tous les jours, je devais donner les résultats sur qui vend, qui ne vend pas, on en oubliait presque le client ! ». Mais le nouveau bébé de Fnac ne décolle pas. La tension est à son comble sur tout le territoire. « J’ai dû mettre un avertissement à un vendeur qui avait oublié de parler de ce produit à un client. Le directeur de région adressait des mails régulièrement aux responsables pour les insulter, les traiter de mauvais ».



Déposer un jour de congé devient laborieux. « Je n’ai pas eu le droit à une journée pour le baptême de ma fille ».

A l’époque, il gagne 2 200 euros net. On lui reproche souvent d’être le chef de rayon « le plus cher de Paris ».


Avoir confiance, redonner du sens, valoriser et favoriser l'autonomie, être avec son équipe
Lorsqu’il arrive dans cette nouvelle équipe, personne auparavant n’avait osé prendre un week-end de congés. « J‘ai mis en place un système de confiance. Mon objectif était de redonner du sens au travail des salariés. J’étais très proche des vendeurs. S’il le fallait, je n’hésitais pas à aller au comptoir ».

Broyé !
Une méthode reposant sur le respect, l’autonomie, qui ne plaît décidément pas à la direction. « Un samedi matin, mon directeur de magasin me fait venir dans son bureau. Il me dit : on se revoit à 17 heures et je te remettrais un courrier pour une convocation préalable à ton licenciement ». Sans aucune autre forme d’explication. Douche froide. Panique. « Je me suis remis au comptoir. J’ai bossé ». 17 heures. Bureau du directeur. « Il m’a présenté deux courriers : une mise à pied immédiate et un autre avec une procédure classique… Le courrier qu’ils allaient m’adresser dépendait de mon attitude de l’après-midi ! La lettre de mise à pied a été jetée au broyeur devant moi. J’avais auparavant demandé une formation. La direction m’a dit que je pouvais l’obtenir, que l’on pouvait s’arranger sans les syndicats… ».


et ... licencié pour défaut de management !
Paul est licencié pour « défaut de management ». Il est abasourdi. Tout se bouscule dans sa tête mais il décide d’agir. Il contacte un ami avocat. Lorsque ses collègues apprennent la nouvelle, scandalisés, ils veulent faire grève. « J’ai refusé, je ne voulais pas leur causer du tort ».

Ses collègues bloguent et protestent avec lui, pour lui.
Alors ils ont créé un site de soutien. Paul refuse l’offre financière qui lui est proposée pour son départ, elle ne correspond même pas à ses 14 ans passés à la Fnac !

Il attaque aux prud'hommes
Et il décide de porter l’affaire aux prud’hommes. La Fnac ne se donne pas la peine d’assister à la rencontre de conciliation. Les lettres recommandées restent sans réponse.

Après un temps de dévalorisation, de doute, l’ancien cadre sait aujourd’hui qu’il a été licencié car sa proximité avec les vendeurs dérangeait. « Et j’étais trop cher pour eux. Il fallait réduire la masse salariale. Nous étions six cadres à mon arrivée, ils ne sont plus que quatre ».


Aujourd’hui, il réclame justice. « La Fnac n’avait aucune raison de me licencier. Je veux que cela soit reconnu. Il y a eu licenciement abusif, voire licenciement économique déguisé ».


Dans quelques mois, le juge départiteur devra trancher


Histoire à suivre ...

Admin

Extrait du nouvel observateur 20.02.2009 - Sam 31 Oct - 21:13

LICENCIEMENT

Fnac : les syndicats dénoncent "l'ignominie" de PPR
NOUVELOBS.COM | 20.02.2009 | 17:27

L'enseigne high tech et culturelle a annoncé "un plan d'économies" qui pourrait concerner 400 postes en France, soit 3,4% de ses effectifs. Ces suppressions sont "injustifiées", selon les syndicats.


La Fnac des Champs-Elysées (Sipa)
La suppression de 400 postes, en trois ans, annoncée mercredi par la direction de la FNAC n'est "nullement justifiée actuellement au regard des résultats de l'entreprise, stables dans une conjoncture certes morose" ont estimé vendredi 20 février les syndicats CGT, FO et Solidaires de l'enseigne.
Selon un communiqué commun, "ce projet répond à des objectifs purement spéculatifs imposés par l'actionnaire PPR qui exige de sa filiale Fnac 300 millions d'euros de dividendes cette année, après avoir reçu 53 millions en 2008".
"Ce plan est une véritable ignominie car PPR profite de la crise pour procéder à des restructurations", estime Sud qui déplore "l'absence de précisions concernant les 200 suppressions de postes prévues à Fnac Paris" et redoute des fermetures de magasins.
Les syndicats ont aussi mis en avant la suppression de nombreux postes depuis 2006, donc 435 à Paris.

Chiffre d'affaires stable
"On organise des départs en faisant pression sur les gens, ou en prenant prétexte de la moindre petite faute comme un employé qui avait utilisé sa carte de réduction pour un ami, et ces départs ne sont pas remplacés", a indiqué André Chapuis, délégué CGT de Fnac Relais (province) citant 150 licenciements pour fautes en 2006 et 192 en 2007 pour un peu moins de 3.000 employés dans le réseau province.
La direction a confirmé que le chiffre d'affaires de la Fnac était stable en 2008, malgré une baisse importante sur le marché des produits techniques au 3 et 4e trimestres 2008, mais en soulignant que le résultat opérationnel courant était passé de 4,3 à 4,1%.
"Nous allons développer les produits dérivés et des pôles d'excellence dans des segments bien précis comme la BD, la musique classique, la hi-fi ou la photo", a indiqué une porte-parole de la direction, en soulignant le besoin d'une "organisation différente".
"Nous avons identifié 400 postes concernés par ces changements", sans licenciements économiques, a-t-elle ajouté.
Elle n'a pas souhaité donner plus de détails sur ces suppressions d'emplois, renvoyant à un rendez-vous avec les partenaires sociaux début mars, ni commenter les chiffres sur les licenciements depuis 2006.


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